Gestion réseau · 4 MIN DE LECTURE

netlab 26.10 étend SRv6 et l’automatisation Netmiko

netlab 26.10 élargit la prise en charge de SRv6 sur Junos, Nokia SR Linux, FRRouting et Cisco IOS XR. Cette version simplifie aussi l’installation de Netmiko, ajoute des ensembles de préfixes génériques pour les routes statiques et améliore le contrôle du démarrage des nœuds containerlab.

netlab 26.10 étend SRv6 et l’automatisation Netmiko

Une couverture SRv6 élargie pour les labs multiconstructeurs

netlab 26.10 ajoute plusieurs implémentations et fonctionnalités liées au Segment Routing over IPv6. La version couvre différentes plateformes et plusieurs scénarios de services :

  • Junos : prise en charge complète de SRv6, notamment IS-IS, les services de couche 3 et les L3VPN.

  • Nokia SR Linux : SRv6 avec IS-IS et services de couche 3 SRv6.

  • FRRouting et Cisco IOS XR : services IPv4 de couche 3 utilisant des localisateurs SRv6 échangés via EBGP.

Pour les ingénieurs réseau, cette couverture plus large permet de comparer la manière dont plusieurs implémentations traduisent une même architecture. Les équipes peuvent construire des scénarios reproductibles autour du routage, de l’échange de localisateurs et des services de couche 3, sans limiter leur lab SRv6 à un seul système d’exploitation réseau.

Il devient également plus simple d’identifier les points de convergence entre les plateformes, ainsi que leurs différences de configuration ou de comportement opérationnel. Ces écarts sont particulièrement importants lorsqu’une architecture doit être déployée dans un environnement hétérogène.

Une configuration Netmiko plus accessible

La version introduit une commande d’installation dédiée :

netlab install netmiko

Cette commande installe les paquets Netmiko et Paramiko nécessaires à la configuration des équipements avec Netmiko. Elle aide également à modifier le mode de configuration des équipements pris en charge.

Cette évolution réduit les étapes préparatoires pour les labs qui utilisent Netmiko comme mécanisme de configuration. Au lieu de gérer séparément les dépendances Python, les ingénieurs disposent d’un chemin plus direct entre la création de la topologie et la configuration automatisée des équipements.

Le principal avantage est la reproductibilité : un même lab peut être reconstruit et configuré par un workflow d’automatisation, puis relancé après une modification de la topologie, de la définition d’un service ou d’une image d’équipement.

Des ensembles de préfixes génériques pour les routes statiques

netlab 26.10 introduit également des ensembles de préfixes génériques pour les routes statiques. Dans un lab multiconstructeur, un modèle générique aide à distinguer l’intention de routage de la syntaxe propre à chaque plateforme.

Cette approche est utile pour exécuter un même scénario de routage statique sur plusieurs types d’équipements. Il reste indispensable de valider la configuration générée et le comportement du transfert sur chaque implémentation cible, mais cette abstraction commune facilite la définition et la réutilisation des scénarios.

Un meilleur contrôle du démarrage de containerlab

Dans une topologie conteneurisée, le démarrage simultané de tous les nœuds n’est pas toujours souhaitable. Certains systèmes peuvent dépendre de nœuds qui doivent être disponibles en premier, tandis qu’un grand lab peut être plus simple à initialiser par groupes successifs.

netlab 26.10 répond à ces deux besoins. Les nœuds containerlab peuvent démarrer par lots ou attendre que d’autres nœuds soient lancés. Il devient ainsi possible d’organiser une séquence de démarrage plus précise et plus proche des dépendances réelles de la topologie.

Cet ordonnancement compte aussi pour les pipelines d’automatisation : une tentative de configuration peut échouer si l’équipement cible n’est pas encore prêt. Le démarrage par lots et la prise en compte des dépendances contribuent donc à rendre l’initialisation du lab plus prévisible.

Ce que cette version change pour les workflows de lab

Ensemble, ces nouveautés renforcent plusieurs étapes d’un processus de test multiconstructeur :

  1. Modéliser des scénarios SRv6 et des services de couche 3 sur plusieurs implémentations.

  2. Contrôler l’ordre dans lequel les nœuds containerlab deviennent disponibles.

  3. Installer avec une commande dédiée les paquets nécessaires à la configuration via Netmiko.

  4. Réutiliser des ensembles de préfixes génériques dans les tests de routes statiques.

  5. Comparer les configurations générées et les comportements observés entre plateformes.

Cette version ne se limite donc pas à étendre la couverture protocolaire. Elle améliore aussi la manière dont les ingénieurs démarrent, configurent et reproduisent leurs labs réseau hétérogènes.

La place de ConnectMyAssets

netlab répond aux besoins de validation d’architecture et de construction de labs reproductibles. ConnectMyAssets intervient lorsque ces architectures se rapprochent de l’environnement opérationnel, avec une plateforme sur site et indépendante des constructeurs pour gérer le parc réseau multiconstructeur qui en résulte.

Plusieurs modules ConnectMyAssets sont particulièrement pertinents :

  • Dynamic CMDB pour conserver un inventaire actualisé des équipements réseau déployés.

  • Backup & History pour versionner les configurations et effectuer une restauration en un clic.

  • Automation & ZTP pour standardiser les changements opérationnels et les workflows de provisionnement.

  • Compliance Engine pour évaluer les configurations selon les exigences NIS2, ISO 27001, PCI, CISA et NIST.

  • Suivi des CVE par équipement et suivi de fin de vie pour relier les décisions de configuration aux risques de vulnérabilité et d’obsolescence.

  • Topology pour maintenir une visibilité opérationnelle sur l’infrastructure multiconstructeur.

ConnectMyAssets ne remplace pas les fonctions de lab décrites dans netlab 26.10. La plateforme les complète en aidant les équipes à conserver l’historique des configurations, le contexte des actifs, les éléments de conformité et les informations de cycle de vie lorsque les architectures validées sont appliquées aux réseaux administrés.


Source : ipSpace.net

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